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  • : 11/04/1957
  • : Auteur de BD illustrateur et peintre

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Mercredi 1 octobre 2008

Actuellement un style de dessin domine la Bande dessinée, c’est le dessin enlevé’  rapide, on privilégie le coté jeté du dessin, le croquis, on va à l’essentiel, pour faire passer l’idée. Ce style écrase tout dans le domaine humoristique, des Trondheim  à Sfarr en passant par Larcenet  , pour en citer l’élite. Mais Il s’impose aussi en réalisme avec l’arrivée de dessinateurs venus du story-board comme le talentueux Stéphane Levallois où l’évolution de dessinateurs réalistes qui vont vers l’épure. Un auteur comme Christophe Blain aurait pu opter pour un dessin plus figuratif, il a fait le choix d’un dessin expressif et rapide, au demeurant formidable, Isaac le pirate est pour moi une superbe réussite.

 Alors reflet d’une époque ?  à époque qui va vite dessin rapide et vite fait ? s’il s’agit bien du reflet de la période c’est davantage en nécessité  d’adaptation à l’économie du livre qu’il faut voir l’évolution de ce genre de graphisme.
. Ce style actuel n’est en fait que la conséquence de la situation de l’édition de BD. Beaucoup de ces auteurs sont sortis de la pépinière de l’Association. Petit éditeur au départ, donc peu de moyens financiers, nécessité pour les auteurs de travailler vite, des pages, en noir et blanc, peu chères à imprimer etc.… Ceci a donné Marjanne satrapi  et tous les autres, pas de place là pour des auteurs passant la semaine sur une planche. Dans un deuxième temps avec la fièvre jamais démentie de surproduction des  albums, les maisons d’édition, tente le coup avec  de nombreux jeunes auteurs, sans vraies rémunérations. Là  aussi nécessité fait loi, c’est vers la rapidité et le coté enlevé du dessin que l’on se précipite, avec l’avantage de pouvoir réaliser un deuxième album avec une attente modeste pour le lecteur dans l’hypothèse ou il y aura tome deux, chose rare.

La pub ne s’y trompe pas dans une période ou l’on affiche dans les entreprises le souhait de ne communiquer qu’à l’essentiel avec un budget minimum, ce style de dessin commence à bien s’installer.

Mais ceci n’est pas nouveau .Le style de Moebius ou de Philippe Caza, le fameux mélange : petits traits, petits points, vient de la découverte, par ces artistes ,de l’illustrateur américain Virgil Finlay, grand illustrateur de sciences fiction des années cinquante,qui travaillant pour les « pulps « sur papier plus que bas de gamme avait mis cette technique au point pour obtenir le plus d’effets possibles ,dégradées, ombres et lumières ,sans jamais avoir à utiliser autre chose qu’un point ou trait en noir pur ,pour pallier la mauvaise qualité de l’imprimerie de son époque.
Voilà comment le style de Moebius découle de l’économie de papier des magazines américains des années Cinquante.

On me citait il y a peu un célèbre ,directeur de collection de chez Glénat se plaignant qu’il « n’y aurait bientôt plus de dessin réaliste »
Si c’est le cas ce n’est pas parce-que les lecteurs n’en demandent plus , les  galeristes de  BD comme Maghen ou 9ème art font leur prédilection de ce type de dessin et notamment de la couleur directe, et constatent que c’est là ,la demande du public d’aujourd’hui. Si c’est le cas c’est parce que les maisons d’édition n’investissent plus dans ce style trop onéreux et  jugé  moins rentable.





Terpant (sept cavaliers T2)  Sfarr -Trondheim  (Donjon T1)
Par terpant
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Jeudi 25 septembre 2008
les prochaines dates:



Dédicace le samedi 27 septembre, dans le cadre des Rencontres Chaland,

47 600 Nerac.



Dédicace le jeudi 24 octobre à la librairie Jardin des bulles, 8 rue St Nicolas, 56 000 Vannes.

De 15 heures à 20 heures.


 Dédicace le samedi 25 et dimanche 26 octobre au festival Quai des Bulles, 35 400 St Malo.
   
 

Dédicace  le samedi 22 le dimanche 23 novembre au salon du livre d’Histoire de senlis (ancienne église Saint-Pierre, 60 300 Senlis.)

Par terpant
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Lundi 11 août 2008

Le 26 septembre débuteront à Nérac les premières “rencontres Chaland” Yves Chaland était natif de cette région, qui lui rend ainsi un très joli hommage.

Avec Luc Cornillon,Francis Vallès, Jean-François Biard, nous sommes bien souvent questionnés sur nos rapports avec Chaland, sur la rencontre aux beaux-arts de Saint- Etienne, le groupe d’amis que nous y avions formé,. Pour beaucoup de ses aficionados, en s’adressant à nous ils viennent aux sources mêmes. Là on doit approcher le personnage au plus près, avec ceux qui ont partagé son intimité, ses débuts, ceux avec qui il est resté très proche jusqu’à sa fin prématurée, comment dessinait -il ? était-il déjà très fort? Il avait déjà son coup de pinceau ?.

Alors nous sommes bien sur les premiers sollicités lorsqu’il faut rendre un hommage, faire un dessin pour telle ou telle occasion, mais sommes nous les mieux placés pour le faire, je ne le crois pas.

Yves Chaland a influencé une part de la BD d’aujourd’hui et pour beaucoup d’auteur rendre un hommage graphique à celui qu’ils ont lu, qui, les a marqué, est un challenge et un plaisir.

Pour nous Yves Chaland était notre ami avant d’être le plus talentueux d’entre nous. Nos souvenirs ne sont pas ceux d’exégètes qui se seraient trouvés au plus près du génie, ayant grâce à une position privilégiée ,vu éclore les prémices de l’œuvre. Bien sûr il y  a des souvenirs de dessin sur des coins de table, mais ce sont surtout de bons souvenirs d’un groupe d’amis étudiants qui nous restent . Chaland (nous faisons partie d’une génération qui s’appelait encore par son nom de famille) Chaland je le vois dans son parka ou son blouson bleu arriver (tard) par le grand escalier de l’école. je le vois nous dire un lendemain de fête costumée,”je dois absolument retrouver une fille avec des moustaches de chat et des oreilles de Lapin”. Je nous revois Cornillon, Biard, Chaland et moi dans la Simca 1100 de Jean-François, bloqués en plein massif central par la neige, alors que nous nous rendions à Angoulême, derrière la vitre d’un improbable café de bord de route, à analyser la fréquence des flocons et leur grosseur.
Je le revois placarder aux Beaux -Arts un texte intitulé : « Beaujard est une merde parce que… » (nom de l’un de nos professeurs qu’il n’aimait pas on l’aura compris) texte suivi d’une liste démonstrative des qualités de l’enseignant. je me souviens des menaces d’ un professeur (talentueux celui-là) parce que nous avions transformé notre espace, que l’on nous demandait de “personnaliser” en Kommandantur.
 Je le revois  partager (modestement il avait bon appétit) les gâteaux  de type “etouffe-chrérien” que lui envoyait sa grande mère. Je me souviens de lui à table, commander dans les restaurants italiens du Lambrusco, car c’était d’après lui, le vin préféré de Spirou.
Je nous revois ,partis acheter le premier aérographe.Faire un essai chez le marchand Monsieur Neret, Yves se tournant vers le commerçant en lui disant” il ne marche pas”, et de l’autre côté du comptoir ,le brave homme, fixant la grande auréole sur le parka de Chaland qui tenait l’outil à l’envers. Je me souviens des premièrs courriers à Métal Hurlant ou, maîtrisant cette fois l’aéro ,il dessinait des fresques ,sur des lettres, simplement destinées à accompagner des planches ,lettres qui aujourd’hui feraient battre les collectionneurs en duels. Je le revois plus tard dans les bureaux de Métal Hurlant parlant à Dionnet en  l’appellant systématiquement  “Patron”  comme un ajusteur à son employeur.
 Je le revois chez lui ,Samantha sautant comme un ressort sur ses genoux pendant qu’Isabelle lui donne de la pomme à la petite cuillère, je m’arrête là, pour nous les choses deviennent vite d’une infinie tristesse.

Nérac lui rend hommage à partir du 26  27 et 28 septembre  2008, L’hommage à un enfant du pays qui profita bien peu de cette belle campagne, préférant rester enfermé à dessiner des planches.

Bien sûr nous y serons.

Par terpant
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Samedi 19 juillet 2008
Épitaphe marine

Ci-gisent l’amiral des phoques du sud,lion de mer de Patagonie
et la princesse Lionne son épouse
Dieu les conduisit de la croix du sud à la polaire sur la route des contresens
Ils ne firent rien comme personne puisqu’ils moururent à l’envers,comme les hommes du nord naguère,lorsqu’ils allaient mourir au cap Horn.
Ils n’avaient rien à faire ici pas plus que les marins là-bas sinon trouver un sens à la vie
Car il n’est pas nécessaire d’être un homme pour découvrir enfin en mourant ,où se trouve la Patagonie.

Ce poème qui conclue le premier tome de sept cavaliers est attribué dans le livre à Willem kostrowitsky. Poète officiel de la ville ,mystérieusement disparu ,et dont vraisemblablement nos cavaliers vont se retrouver sur les traces.
Les poésies du livre et de l’album sont effectivement de Willem Kostrowitsky (qui est, je le rappelle ,le vrai nom de guillaume Apollinaire)   sauf …Celui-ci qui est de Jean Raspail.
Il s’agit d’ailleurs d’un « réemploi » puisque c’est dans le « jeu du roi » paru chez Robert Laffont en  1976 ,qu’une scène similaire existe avec des phoques venant mourir sur la cote bretonne ,depuis la lointaine Patagonie et ou Ségolène la jeune héroïne du roman récite ce même poème qu’elle a écrit.

C’est à partir de ce livre   que jean Raspail  installe le royaume de Patagonie un royaume rêvé  comme un refuge. Avec Moi Antoine de Tounens roi de Patagonie il s’auto proclame consul général à vie. Voici ce que peu de temps après il écrivait du Royaume de Patagonie :

Tounens jeune avoué de Périgueux s’en alla se faire couronner roi de Patagonie par les Indiens de ce bout du monde, en 1860,il fut  expulsé par les autorités chiliennes et argentines après avoir régné quelques semaines et revint en France, à Paris, où, se proclamant roi de Patagonie en exil il tint une sorte de cour, avec manifestes signés de ministres fantômes qui n'existaient que dans son rêve, il en fit tant qu'il déchaîna, pendant de longues années, et jusqu'à sa mort, en 1878, des torrents de rires et de sarcasmes. Roi du rêve, en dépit de tout. Je tenais mon souverain. Je m'étais découvert une patrie. Le royaume imaginaire... Que souhaiter de mieux sur cette terre, en cette époque, dans ce pays ? Il y a quatre ans déjà, j'en fis un premier roman ou j'inventai, dans un vieux château breton, un successeur à ce roi. Le livre s'appelait : Le Jeu du roi. Un jeu de l'esprit, un jeu du cœur et, si je n'avais pas peur de ce mot, je dirais : un jeu de l'âme. Et l'on se mit à jouer avec moi. Tant de Patagons volontaires se découvrirent cette année-là, au fil de mon courrier, que je décidai d'ouvrir chez moi, en Provence, un consulat général de Patagonie. Le drapeau bleu, blanc, vert d'Antoine de Tounens flotte à mon balcon. Je ne saurais plus m'en passer. Dans un temps dépourvu de symboles, je le considère, déployé au mistral, avec tendresse, avec ironie, avec fierté, avec mélancolie, et c'est être exactement patagon que de s'accommoder ensemble de ces quatre sentiments-là. Aujourd'hui, c'est l'histoire même d'Antoine de Tounens, roi de Patagonie, que j'ai écrite. Comme l'on sait fort peu de choses à son propos, car il vécut de rêves plus que de réalités, j'en ai fait un roman. Pour l'honneur des écrivains, ce n'est pas la première fois, dans l'histoire marginale, qu'un héros malheureux sortira plus vrai et grandi de son passage entre les mains, le cœur, l'imagination et la plume d'un romancier. C'était au moins mon secret désir, cher Antoine... Si j'en juge par mon courrier, il semble que j'y ai quelque peu réussi. Le consulat général de Patagonie est débordé par des demandes de naturalisation. 




Par terpant
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Jeudi 3 juillet 2008
La margravine Myriam unique fille du margrave héréditaire welf III n’apparaît  dans le tome 1 de sept cavaliers que sur un daguerréotype dans les appartements du souverain. Elle est le dernier enfant vivant du prince,son frère qui aurait dû hériter du Royaume semble avoir disparu;de lui on ne connaît que sa ressemblance avec le lieutenant Tancrède qui trouble toujours le vieux margrave. Il n’est pas fait allusion à sa mère. Silve Pikkendorff qui confesse à l’évêque son amour pour Myriam semble être le prétendant de la future margravine, mais on ne sait pas vraiment si c’est un amour officiel ou secret. Le  margrave donne pourtant une indication :lorsque Pikkendorff demande des nouvelles de « Mademoiselle » c’est un "laissons tomber le protocole "qui lui est répondu, Pour le margrave aussi Silve est le « fiancé «  de la margravine, celui qui serait le prince consort si les temps n’avaient pas changé. Myriam sera au cours de ce voyage, la seule espérance du colonel major.


Par terpant
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