Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 14:29

Le 26 septembre débuteront à Nérac les premières “rencontres Chaland” Yves Chaland était natif de cette région, qui lui rend ainsi un très joli hommage.

Avec Luc Cornillon,Francis Vallès, Jean-François Biard, nous sommes bien souvent questionnés sur nos rapports avec Chaland, sur la rencontre aux beaux-arts de Saint- Etienne, le groupe d’amis que nous y avions formé,. Pour beaucoup de ses aficionados, en s’adressant à nous ils viennent aux sources mêmes. Là on doit approcher le personnage au plus près, avec ceux qui ont partagé son intimité, ses débuts, ceux avec qui il est resté très proche jusqu’à sa fin prématurée, comment dessinait -il ? était-il déjà très fort? Il avait déjà son coup de pinceau ?.

Alors nous sommes bien sur les premiers sollicités lorsqu’il faut rendre un hommage, faire un dessin pour telle ou telle occasion, mais sommes nous les mieux placés pour le faire, je ne le crois pas.

Yves Chaland a influencé une part de la BD d’aujourd’hui et pour beaucoup d’auteur rendre un hommage graphique à celui qu’ils ont lu, qui, les a marqué, est un challenge et un plaisir.

Pour nous Yves Chaland était notre ami avant d’être le plus talentueux d’entre nous. Nos souvenirs ne sont pas ceux d’exégètes qui se seraient trouvés au plus près du génie, ayant grâce à une position privilégiée ,vu éclore les prémices de l’œuvre. Bien sûr il y  a des souvenirs de dessin sur des coins de table, mais ce sont surtout de bons souvenirs d’un groupe d’amis étudiants qui nous restent . Chaland (nous faisons partie d’une génération qui s’appelait encore par son nom de famille) Chaland je le vois dans son parka ou son blouson bleu arriver (tard) par le grand escalier de l’école. je le vois nous dire un lendemain de fête costumée,”je dois absolument retrouver une fille avec des moustaches de chat et des oreilles de Lapin”. Je nous revois Cornillon, Biard, Chaland et moi dans la Simca 1100 de Jean-François, bloqués en plein massif central par la neige, alors que nous nous rendions à Angoulême, derrière la vitre d’un improbable café de bord de route, à analyser la fréquence des flocons et leur grosseur.
Je le revois placarder aux Beaux -Arts un texte intitulé : « Beaujard est une merde parce que… » (nom de l’un de nos professeurs qu’il n’aimait pas on l’aura compris) texte suivi d’une liste démonstrative des qualités de l’enseignant. je me souviens des menaces d’ un professeur (talentueux celui-là) parce que nous avions transformé notre espace, que l’on nous demandait de “personnaliser” en Kommandantur.
 Je le revois  partager (modestement il avait bon appétit) les gâteaux  de type “etouffe-chrérien” que lui envoyait sa grande mère. Je me souviens de lui à table, commander dans les restaurants italiens du Lambrusco, car c’était d’après lui, le vin préféré de Spirou.
Je nous revois ,partis acheter le premier aérographe.Faire un essai chez le marchand Monsieur Neret, Yves se tournant vers le commerçant en lui disant” il ne marche pas”, et de l’autre côté du comptoir ,le brave homme, fixant la grande auréole sur le parka de Chaland qui tenait l’outil à l’envers. Je me souviens des premièrs courriers à Métal Hurlant ou, maîtrisant cette fois l’aéro ,il dessinait des fresques ,sur des lettres, simplement destinées à accompagner des planches ,lettres qui aujourd’hui feraient battre les collectionneurs en duels. Je le revois plus tard dans les bureaux de Métal Hurlant parlant à Dionnet en  l’appellant systématiquement  “Patron”  comme un ajusteur à son employeur.
 Je le revois chez lui ,Samantha sautant comme un ressort sur ses genoux pendant qu’Isabelle lui donne de la pomme à la petite cuillère, je m’arrête là, pour nous les choses deviennent vite d’une infinie tristesse.

Nérac lui rend hommage à partir du 26  27 et 28 septembre  2008, L’hommage à un enfant du pays qui profita bien peu de cette belle campagne, préférant rester enfermé à dessiner des planches.

Bien sûr nous y serons.

Par terpant
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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /Juil /2008 14:55
Épitaphe marine

Ci-gisent l’amiral des phoques du sud,lion de mer de Patagonie
et la princesse Lionne son épouse
Dieu les conduisit de la croix du sud à la polaire sur la route des contresens
Ils ne firent rien comme personne puisqu’ils moururent à l’envers,comme les hommes du nord naguère,lorsqu’ils allaient mourir au cap Horn.
Ils n’avaient rien à faire ici pas plus que les marins là-bas sinon trouver un sens à la vie
Car il n’est pas nécessaire d’être un homme pour découvrir enfin en mourant ,où se trouve la Patagonie.

Ce poème qui conclue le premier tome de sept cavaliers est attribué dans le livre à Willem kostrowitsky. Poète officiel de la ville ,mystérieusement disparu ,et dont vraisemblablement nos cavaliers vont se retrouver sur les traces.
Les poésies du livre et de l’album sont effectivement de Willem Kostrowitsky (qui est, je le rappelle ,le vrai nom de guillaume Apollinaire)   sauf …Celui-ci qui est de Jean Raspail.
Il s’agit d’ailleurs d’un « réemploi » puisque c’est dans le « jeu du roi » paru chez Robert Laffont en  1976 ,qu’une scène similaire existe avec des phoques venant mourir sur la cote bretonne ,depuis la lointaine Patagonie et ou Ségolène la jeune héroïne du roman récite ce même poème qu’elle a écrit.

C’est à partir de ce livre   que jean Raspail  installe le royaume de Patagonie un royaume rêvé  comme un refuge. Avec Moi Antoine de Tounens roi de Patagonie il s’auto proclame consul général à vie. Voici ce que peu de temps après il écrivait du Royaume de Patagonie :

Tounens jeune avoué de Périgueux s’en alla se faire couronner roi de Patagonie par les Indiens de ce bout du monde, en 1860,il fut  expulsé par les autorités chiliennes et argentines après avoir régné quelques semaines et revint en France, à Paris, où, se proclamant roi de Patagonie en exil il tint une sorte de cour, avec manifestes signés de ministres fantômes qui n'existaient que dans son rêve, il en fit tant qu'il déchaîna, pendant de longues années, et jusqu'à sa mort, en 1878, des torrents de rires et de sarcasmes. Roi du rêve, en dépit de tout. Je tenais mon souverain. Je m'étais découvert une patrie. Le royaume imaginaire... Que souhaiter de mieux sur cette terre, en cette époque, dans ce pays ? Il y a quatre ans déjà, j'en fis un premier roman ou j'inventai, dans un vieux château breton, un successeur à ce roi. Le livre s'appelait : Le Jeu du roi. Un jeu de l'esprit, un jeu du cœur et, si je n'avais pas peur de ce mot, je dirais : un jeu de l'âme. Et l'on se mit à jouer avec moi. Tant de Patagons volontaires se découvrirent cette année-là, au fil de mon courrier, que je décidai d'ouvrir chez moi, en Provence, un consulat général de Patagonie. Le drapeau bleu, blanc, vert d'Antoine de Tounens flotte à mon balcon. Je ne saurais plus m'en passer. Dans un temps dépourvu de symboles, je le considère, déployé au mistral, avec tendresse, avec ironie, avec fierté, avec mélancolie, et c'est être exactement patagon que de s'accommoder ensemble de ces quatre sentiments-là. Aujourd'hui, c'est l'histoire même d'Antoine de Tounens, roi de Patagonie, que j'ai écrite. Comme l'on sait fort peu de choses à son propos, car il vécut de rêves plus que de réalités, j'en ai fait un roman. Pour l'honneur des écrivains, ce n'est pas la première fois, dans l'histoire marginale, qu'un héros malheureux sortira plus vrai et grandi de son passage entre les mains, le cœur, l'imagination et la plume d'un romancier. C'était au moins mon secret désir, cher Antoine... Si j'en juge par mon courrier, il semble que j'y ai quelque peu réussi. Le consulat général de Patagonie est débordé par des demandes de naturalisation. 




Par terpant
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Jeudi 3 juillet 2008 4 03 /07 /Juil /2008 15:57
La margravine Myriam unique fille du margrave héréditaire welf III n’apparaît  dans le tome 1 de sept cavaliers que sur un daguerréotype dans les appartements du souverain. Elle est le dernier enfant vivant du prince,son frère qui aurait dû hériter du Royaume semble avoir disparu;de lui on ne connaît que sa ressemblance avec le lieutenant Tancrède qui trouble toujours le vieux margrave. Il n’est pas fait allusion à sa mère. Silve Pikkendorff qui confesse à l’évêque son amour pour Myriam semble être le prétendant de la future margravine, mais on ne sait pas vraiment si c’est un amour officiel ou secret. Le  margrave donne pourtant une indication :lorsque Pikkendorff demande des nouvelles de « Mademoiselle » c’est un "laissons tomber le protocole "qui lui est répondu, Pour le margrave aussi Silve est le « fiancé «  de la margravine, celui qui serait le prince consort si les temps n’avaient pas changé. Myriam sera au cours de ce voyage, la seule espérance du colonel major.


Par terpant
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Lundi 30 juin 2008 1 30 /06 /Juin /2008 16:58
Samedi 5 juillet à Grenoble Libraire BD fugue café à 15 h
1 rue Jean Françoi Hache
signature de l'album Sept cavaliers
Par terpant
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Jeudi 26 juin 2008 4 26 /06 /Juin /2008 13:46
Une photo de conclusion pour la tournée de signatures parisiennes qui s'est terminée mardi 25 au Virgin de Barbès,
De gauche à Droite Jacques Terpant pour sept cavaliers, au centre Marya Smirnoff l'éditeur, derrière RicardoFredérici pour la madone de Pellini, à Droite Carlos Puerta pour Adamson.

à noter: Robert Laffont inpose à ses auteurs une coupe de cheveux réglementaire.
Par terpant
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